Lundi 30 octobre 2006
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Dans une interview à Valeurs actuelles, le 13 octobre 2006, le député Hervé Mariton est revenu sur les différences entre Sarkozy et Villepin. Des différences de méthode d'abord : "N. Sarkozy a fait le choix de s'adresser, avec des messages trés ciblés, aux différentes catégories de français en fonction de leurs revendications particulières ou communautaires. Dominique de Villepin, lui, s'adresse à la France, c'est-à-dire à l'ensemble des Français. Pour lui, l'intérêt général, c'est plus qu'une addition d'enjeux particuliers. Il y a là deux approches différentes. De même, poursuit le député, Sarkozy promet la rupture, alors que Dominique de Villepin ne croit pas au grand soir. Il est sur une ligne plus apaisée de réforme permanente". Des divergences d'idées en suite : "entre les deux, le plus audacieux n'est pas forcément celui qu'on croit. Depuis sa nomination à Matignon, le Premier ministre a fait la preuve qu'il était un homme d'action ne répugnant pas aux mesures vigoureuses, comme on vient encore de le voir pour la réduction de la dette. Sarkozy, à l’épreuve des faits, donne l’impression de la recherche fréquente du compromis, avec sa limite et sa vertu. On l’a vu, par exemple, sur le CPE, comme on le constate à propos de sa position médiane sur le mariage homosexuel : le ministre de l’Intérieur fait montre de la plus grande prudence pour ne pas déplaire aux tenants du politiquement correct. Enfin, d’une manière plus générale, le Premier ministre a une vision plus optimiste de la société. Il ne nie pas les fractures ou les pesanteurs de la France, mais il n’est pas un décliniste ».
Qu’en pensez-vous ?
Par L'Allier avec Villepin
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Dimanche 29 octobre 2006
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Lorsqu'on lui pose la question de savoir s'il entend se présenter à l'élection présidentielle, il n'est pas rare que Dominique de Villepin réponde que son unique ambition est de se consacrer jusqu'au bout à la mission que le Président de la République lui a confié pour améliorer le quotidien des Français. Langue de bois pour les uns, mensonge ou parade pour les autres, la position de Dominique de Villepin est pourtant corroborée par les faits : alors que les années précédants les échéances électorales sont le plus souvent des années perdues pour le pays, Dominique de Villepin a fait et continue de faire une démonstration de courage politique, en honorant sa promesse de faire de 2006 une "année d'action, une année utile pour les Français". Malgré les nombreuses épreuves qu'il a du surmonter (CPE, Clearstream, etc.) et en dépit d’un contexte préélectoral peu favorable à l’engagement de réforme d’envergure, DDV continue de maintenir le cap que le Président de la République lui a fixé - gagner la bataille de l'emploi, moderniser notre système social, réaffermir la cohésion nationale- et les résultats de cette détermination sont indéniablement au rendez-vous. En un an, malgré ce contexte ô combien défavorable, l'ampleur des chantiers engagés par DDV, sous l'impulsion du Chef de l'Etat, est considérable.
N'est-ce pas là la marque d'un grand homme d'Etat?
Par L'Allier avec Villepin
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Jeudi 26 octobre 2006
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"Avec Jacques Chirac, la France et les Français vont de l'avant ». Déplorant que l'UMP ne parle jamais du bilan du président de la République et de son Gouvernement, trois députés chiraquiens ouvrent un site Internet (www.5eme-republique.fr) dont l'objectif est de « valoriser » l'action menée depuis 2002 « par Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin, sous l'impulsion de Jacques Chirac ». L'initiative émane de Jacques Le Guen, qui vient d'être démis de son poste de secrétaire départemental de l'UMP dans le Finistère, Ghislain Bray, suppléant de Christian Jacob, et Jean Ueberschlag, président du Club du 4 novembre, qui regroupe les chiraquiens historiques. Membres de l'association la Ve République pour demain, ils veulent offrir un espace d'information et d'expression à tous ceux qui se plaignent du « manque de pluralisme » au sein du parti de Nicolas Sarkozy. Le site propose quelques liens, notamment avec l'Élysée et Matignon. Mais pas avec l'UMP…
Est-ce normal qu'il faille s'en remettre aux initiatives personnelles de députés pour faire le bilan des réformes engagées depuis 2002 par le Président Chirac et ses deux Premier ministre, alors que cela devrait être le fait de l'UMP?
Par L'Allier avec Villepin
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Jeudi 26 octobre 2006
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Le 26 septembre dernier, DDV donnait une interview importante au journal la Tribune, dans laquelle il revenait sur les chantiers engagés depuis son arrivée à Matignon et livrait sa vision de l’avenir de notre pays, au point que de nombreux commentateurs y ont vu l’ébauche d’un programme présidentiel. En voici quelques extraits choisis.
Vous vouliez ramener la confiance en cent jours. Est-ce que la confiance est revenue avec la croissance ?
Les choses vont mieux, mais rien n'est encore gagné. Beaucoup de Français continuent d'éprouver des difficultés dans leur vie quotidienne. Répondre à ces difficultés, c'est mon premier objectif. Des bons résultats en matière d’emplois et de croissance, je tire plusieurs leçons. La première, c'est que les Français ont la capacité de réussir dans l'économie mondialisée. La deuxième, c'est que l'État doit créer l'environnement favorable à cette réussite. La troisième, c'est qu'il est possible de maintenir un équilibre entre les exigences économiques et les attentes sociales. Cet équilibre est au coeur de l'identité française. Pour les Français, l'économie doit être au service d'un modèle de croissance et de justice sociale, ce que j'ai appelé la croissance sociale. Cette question sera sans doute l'un des grands enjeux des prochains débats.
Équilibre pour vous, cela s'oppose à la rupture ? Ce qui est essentiel pour moi, c'est ce qui fonde notre identité. Changer ce qui ne va pas dans notre système économique et social en respectant ce que nous sommes, ce qui nous rassemble, c'est ce que nous nous efforçons de construire. Comment faire des propositions fortes et innovantes en restant fidèles à nous-mêmes ? C'est tout le défi des années à venir.
Sur quels grands thèmes se jouera, selon vous, l'élection présidentielle de 2007 ? Je vois quatre enjeux majeurs. Le premier est l'innovation. Pour faire face à la mondialisation et lutter contre les délocalisations des emplois et des usines, nous devons développer massivement notre effort de recherche et de technologie dans les prochaines années. Comment faire en sorte que les entreprises multiplient par deux leur effort de recherche dans les années à venir ? Comment faire pour qu'elles investissent en France plutôt qu'à l'étranger ? Voilà les questions auxquelles nous devront répondre.
Le deuxième enjeu, c'est l'emploi. Passer de plus de 10 % à près de 8 % de taux de chômage nous demande chaque jour des efforts d'adaptation considérables, une mobilisation dans la durée : car nous ne sommes jamais à l'abri d'à-coups. Ces efforts, les Français ont montré qu'ils étaient prêts à les faire. Pour les années à venir, notre défi collectif sera d'atteindre le plein-emploi, c'est-à-dire un taux de chômage autour de 6 %. Je suis convaincu que nous pourrons y parvenir pas à pas, en tirant les leçons de l'expérience, en poursuivant notre mobilisation, en nous concertant pour trouver de nouveaux outils. Car il ne suffit pas de créer de nouveaux emplois. Il faut aussi créer de bons emplois, en refusant la précarité : des emplois de qualité, avec une juste rémunération, avec une formation adaptée, avec des perspectives de reclassement rapide en cas de difficultés. Voilà le modèle de société auquel nous devons parvenir.
Le troisième enjeu c'est le pouvoir d'achat. Ici aussi il s'agit d'un vrai choix de société. Je crois que nous n'avons pas encore trouvé le bon équilibre entre les résultats des entreprises et la rémunération du travail. Beaucoup de Français constatent d'ailleurs que leurs dépenses augmentent mois après mois en raison du coût du logement, des besoins en nouvelles technologies, du prix de certains produits alimentaires, du prix de l'essence, alors que leurs revenus augmentent trop lentement. Il est temps d'ouvrir un vrai débat sur le niveau des revenus, sur l'emploi et sur
la redistribution. Enfin , quatrième enjeu: l'endettement. Il faut regarder la réalité en face. Lorsque l'État s'endette, les Français s'appauvrissent. Lorsque l'État s'endette, il n'a plus les moyens de moderniser les services publics, il n'investit plus ou pas suffisamment pour l'avenir.
Excluez-vous d'être candidat en 2007 ? Je suis bien occupé, j'ai des responsabilités claires. Chef du gouvernement, je dirige une équipe, je veille à ce que chacun soit au rendez-vous des engagements pris vis-à-vis des Français. Je souhaite mener cette tâche jusqu'au bout.
C'est incompatible avec une candidature ? Le débat démocratique sera d'autant plus fort, utile et fécond que nous aurons servi les Français jusqu'au bout. C'est la mission que m'a confiée le président de la République.
Par L'Allier avec Villepin
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Jeudi 26 octobre 2006
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« L'élection présidentielle n'est pas une élection comme les autres: il faut un engagement profond, ce n'est pas une élection qui doit se faire à la légère, à partir de simples impressions. On choisit la personne qui va incarner la nation et qui sera la clef de voûte de nos institutions. On peut avoir une ambition personnelle, là il s'agit de servir les intérêts de notre pays, c'est une véritable mission qui investit totalement la personne qui en a
la charge. La
présidentielle, cela suppose aussi de présenter une vision ambitieuse et cohérente. Tout le monde est pour la justice, pour plus de pouvoir d'achat et pour moins de chômage. La question, c'est comment rendre compatibles les solutions préconisées et comment faire en sorte que les choses marchent! Enfin, être président de la République, cela suppose une expérience. On ne s'improvise pas président, cela se prépare, s'apprend, on prend des coups, on réfléchit, on fait mieux, on éprouve la solitude de la décision et l'impopularité. Il faut avoir exercé des activités qui crédibilisent votre capacité. Il faut savoir douter et se remettre en question. Ce sont toutes ces qualités qui ont fait la marque des présidents de
la Ve République. Je
suis stupéfait de la facilité avec laquelle certains, à gauche, imaginent qu'ils seront capables demain de remplir
la fonction. Le
rôle international, la capacité d'incarner la nation, de parler aux Français dans des moments où ils s'interrogent sur leur avenir commun, c'est une lourde responsabilité », DDV cité dans L'express, 30 août 2006.
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Par L'Allier avec Villepin
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